• (Traduction) Chapitre 5 de Hollyleaf's Story

    (Traduction) Chapitre 5 de Hollyleaf's Story 

    Feuille de Houx enfouit sa truffe sous sa queue et tenta de faire taire le bruit qui résonnait dans les tunnels jusqu'à son nid. Le renardeau était toujours quelque part dans les souterrains, gémissant dans l'obscurité. Pourquoi n'était-il pas parti ? Avait-il peur que le chien revienne ? Feuille de Houx renifla et s'enfonça plus profondément dans les plumes de son nid. Un autre gémissement retentit, lui piquant les oreilles comme des épines.

    Feuille de Houx s'assit. Pour l'amour du Clan des Étoiles, tais-toi ! Elle n'arriverait jamais à dormir tranquillement avec tout ce bruit. Elle sauta hors de son nid et longea le tunnel jusqu'à la rivière. La caverne était illuminée de la lumière gris pâle des étoiles. Feuille Morte était assis au bord de l'eau.

    « Tu entends ce renard ? » demanda Feuille de Houx, irritée.

    Feuille Morte haussa les épaules. « Il finira bien par trouver le chemin de la sortie. »

    « Mais il m'empêche de dormir ! » se plaignit-elle. Feuille Morte n'a-t-il pas besoin de dormir ? Le renard poussa un cri fort, comme s'il pouvait les entendre parler. Feuille de Houx ressentit une vague de pitié. Elle savait ce que cela faisait d'être perdue et effrayée dans l'obscurité. « Je devrais peut-être aller le trouver, » murmura-t-elle.

    Feuille Morte la regarda, l'air surpris. « Mais c'est un renard ! 

    -C'est un bébé, rétorqua-t-elle. Tu ne laisserais pas un chaton errer ici, pas vrai ?

    -Un chaton n'essayerait pas de me manger, souligna Feuille Morte.

    -Je suis bien trop imposante pour ce renardeau, » lui assura Feuille de Houx, en espérant que cela soit vrai. La fourrure du renard portait une forte odeur de lait, ce qui signifiait probablement qu'il ne mangeait pas encore de viande. Il n'avait certainement pas remarqué qu'il s'était assis sur une proie quand le chien l'avait chassé dans le tunnel. Feuille de Houx se secoua et commença à se diriger vers le tunnel qui menait aux bois.

    « Tu vas vraiment aller le chercher ? » Feuille Morte semblait abasourdi.

    « Oui, si cela me permet d'enfin pouvoir dormir, miaula Feuille de Houx. Si je ne suis pas revenue à l'aube, viens me chercher, d'accord ? ajouta-t-elle en plaisantant à moitié.

    -Bien sûr, » répondit Feuille Morte, l'air sombre.

    L'obscurité semblait encore plus épaisse que d'habitude et Feuille de Houx se retint à grande peine de tourner les talons et retourner près de la rivière. Les gémissements du renardeau se répercutaient sur les murs du tunnel, ce qui déroutait ses sens et la désorientait. Elle s'arrêta lorsqu'elle sentit un courant d'air froid souffler sur un côté de sa tête. Il y avait une ouverture qui menait à un autre tunnel, ici ; le renardeau était-il passé par là ? Elle resta là un moment pour écouter et entendit un petit bruit de raclement, comme si des coussinets souples battaient la pierre. Si le renard était vraiment parti par là, il devait être vraiment coincé. En effet, ce tunnel en particulier se rétrécissait de plus en plus jusqu'à aboutir à un grand mur de roche. Si Feuille de Houx suivait le renardeau, elle pouvait se retrouver piégée.

    Feuille de Houx prit une grande inspiration et s'engagea dans le tunnel. Presque aussitôt, le renardeau poussa un cri, comme s'il l'entendait approcher. « Tout va bien, je ne vais rien te faire ! » miaula la femelle noire dans l'obscurité. Elle entendait un bruit de grattement, une odeur de renard apeuré lui parvint. Feuille de Houx se rappela que c'était juste un jeune, perdu et effrayé, elle ne courait donc aucun danger. Elle s'avança plus près. « Chut, n'aie pas peur, » murmura-t-elle.

    Le grattement cessa. Feuille de Houx devina que le renard s'était pressé contre le mur de roche, n'ayant nulle part où aller. Il laissa échapper un faible gémissement. « Pauvre petite bout, » miaula-t-elle, comme si elle réconfortait un chaton. « Tu t'es perdu ? »

    Elle s'avança encore d'un pas et son museau percuta une douce fourrure odorante. En se retenant de vomir, Feuille de Houx lui donna un coup de langue. Le renard se raidit, rigide comme un roc, puis se détendit alors qu'elle continuait de le lécher. Se sentant plus confiante, Feuille de Houx se rapprocha de l'endroit où elle pensait que la tête du renardeau était. Sa truffe toucha le bord d'une oreille douce comme une plume. « Tout va bien, tu es en sécurité à présent, » murmura-t-elle entre deux coups de langue.

    La tête du renard tomba contre le poitrail de la chatte noire. Elle sentit le faible chatouillement de ses moustaches alors qu'il posait son museau sur ses pattes avant. Feuille de Houx se tortilla jusqu'à s'enrouler autour du corps du renardeau autant qu'elle le pouvait. Elle sentait sa respiration ralentir et se stabiliser. Elle s'arrêta de le lécher et reposa sa tête sur le cou du renard. « Dors, mon petit, » murmura-t-elle. Feuille de Houx se pressa contre sa fourrure froide, espérant que sa propre chaleur le réchaufferait. Une pensée lui traversa l'esprit. Aucun de ses anciens camarades de Clan ne croirait jamais qu'elle a dormi à côté d'un renard. Mais elle n'était plus dans le Clan, et ce petit avait besoin d'elle, comme un chaton a besoin de sa mère. Feuille de Houx bougea la tête pour se mettre dans une position plus confortable et ferma les yeux.

    Elle fut réveillée par quelque chose qui pinçait sa patte avant. Était-ce Feuille Morte qui attirait son attention en la mordant ? Feuille de Houx ouvrit les yeux sur une faible lumière grise. Une forme était penchée au-dessus d'elle, menaçante et quand elle regarda sa patte, elle vit de minuscules dents blanches s'enfoncer dans sa fourrure. « Oh ! » cria-t-elle en se débattant.

    Le renardeau pencha la tête sur le côté et la regarda. « Yip ! »

    Feuille de Houx recula. Le renardeau était plus grand que dans ses souvenirs, deux fois plus large qu'elle, et ses dents étaient petites mais tranchantes. « D'accooord, » miaula-t-elle, reculant d'un pas jusqu'à ce qu'elle soit hors d'atteinte. « Allons te sortir de ces tunnels. »

    Le renardeau bondit sur ses pattes, prenant ainsi toute la place. Feuille de Houx se calma. Aucun signe ne déterminait que le petit la prenait pour une proie ; en fait, c'était plutôt comme s'il voulait jouer. Il poussa un aboiement aigu et bondit sur ses pattes avant. Feuille de Houx se tourna et regarda par-dessus son épaule. Avoir le renard derrière elle était contre tous ses instincts car, maintenant, elle se sentait comme si elle était pourchassée. Pas pourchassée, suivie, pensa-t-elle fermement. « Suis-moi ! » miaula-t-elle.

    Elle s'avança de quelques pas. Le renard courut derrière elle, puis s'arrêta et gémit. Feuille de Houx regarda la tunnel devant elle. Il s'évanouissait dans la pénombre, ce qui contrastait avec la pâle lumière qui illuminait l'endroit. « Tout va bien, dit-elle au renardeau. C'est la sortie, je te le promets. » Elle s'enfonça dans l'obscurité, mais le renard ne bougea pas d'un poil. Elle entendit un cognement et s'aperçut qu'il s'était assis. La femelle noire poussa un soupir et retourna près de lui. « Debout, » le pressa-t-elle en poussant le flanc du renardeau avec son museau. « Tu ne peux pas rester ici ! »

    Elle poussa ses hanches à l'aide de sa patte et le renard bondit en poussant un cri. Feuille de Houx lui donna un autre coup de truffe. « Allez, je serai juste devant toi. » Le petit s'avança prudemment, flanquée de Feuille de Houx, pressée contre son flanc. « C'est bien ! » miaula-t-elle.

    Doucement, ils avancèrent pas à pas le long du tunnel. Le renard s'arrêta net lorsqu'ils atteignirent la jonction du tunnel qui menait aux bois, mais Feuille de Houx le poussa et l'encouragea jusqu'au coin, jusqu'à ce qu'ils puissent sentir la brise extérieure sur leur visage. Le renardeau laissa échapper un cri de joie et se mit à courir. Trop confiant, il s'écrasa contre le mur opposé et s'assit en gémissant. Feuille de Houx le rejoignit et lécha le museau du canidé. Elle ne sentit aucune odeur de sang, il n'était donc pas sérieusement blessé. « Espèce d'idiot, » le gronda-t-elle. « Reste derrière moi jusqu'à ce que tu puisses y voir quelque chose, d'accord ? »

    Elle savait que le renard ne pouvait pas comprendre ce qu'elle disait, mais il ralentit le pas alors qu'ils longeaient la courbe du tunnel. De la lumière grise leur parvint, douloureusement brillante, comme avant. Le renard cligna des yeux et gémit en se frottant les yeux avec sa patte avant.

    « C'est parce que tu es resté dans le noir pendant un moment, expliqua Feuille de Houx. Continue d'avancer; tu y es presque ! »

    Elle s'avança et donna un coup de langue sur l'oreille du renardeau et soudain, une image de Poil d'Écureuil accomplissant le même geste avec elle surgit dans son esprit. Elle était tombée dans une flaque et sa mère l'avait ramenée à la pouponnière pour la sécher. Sa mère. Tout à coup, Poil d'Écureuil lui manquait terriblement.

    Le renard bondit et se mit à trotter. Il accélérait au fur et à mesure que ses yeux s'habituaient à la lumière. Feuille de Houx resta en arrière, résistant à l'envie de se presser contre sa fourrure chaude. Le renardeau n'appartenait pas à ce monde souterrain. Il devait retourner auprès de sa mère, dans sa tanière, dans les bois. Soudain, le petit s'arrêta, juste à l'entrée. Il se retourna vers Feuille de Houx et poussa un aboiement interrogatif.

    Feuille de Houx secoua la tête. « Je ne peux pas venir avec toi, mon petit, miaula-t-elle. C'est ici mon foyer. » Les mots restèrent bloqués dans sa gorge comme un morceau de gibier.

    Elle entendit un cri puissant venir d'au-delà de l'entrée du tunnel. La tête du renardeau s'agitait, les oreilles pointées vers l'avant. Il se mit à glapir, et un autre aboiement, confiant et joyeux lui répondit. « C'est ta mère, n'est-ce pas ? » murmura Feuille de Houx.

    Le renardeau bondit en avant et s'évanouit dans le cercle blanc de lumière. Feuille de Houx se glissa le long du tunnel jusqu'à ce qu'elle puisse voir les arbres à l'extérieur. Le tunnel s'ouvrait sur un bois qui ressemblait beaucoup à celui du Clan du Tonnerre, un mélange d'arbres et de broussailles denses. La lumière s'écrasa dans les yeux de Feuille de Houx qui étrécit ses pupilles autant qu'elle le pouvait. Dans ses oreilles résonnait le bruit des feuilles dans le vent, le chant des oiseaux, et un concert de bruits de pattes qui signalait que le renardeau et sa mère se rejoignaient. Clignant des yeux, Feuille de Houx les regarda alors qu'ils se heurtaient dans un mélange de fourrure rousse. Le renardeau laissa s'échapper une volée de glapissements excités alors que sa mère l'entourait, reniflant chaque partie de sa fourrure.

    « Tu es en sécurité à présent, murmura Feuille de Houx, tentant d'ignorer le chagrin qui lui montait dans la gorge. « Tu es de retour parmi les tiens. » La vue du renardeau pétrissant le ventre de sa mère pour avoir du lait se mélangea avec des images d'elle se tortillant avec ses frères dans la pouponnière, baignée d'odeurs réconfortantes. 

    J'étais heureuse avant d'apprendre la vérité, pensa-t-elle. Tout ça c'est terminé, maintenant. 

     

    Traduction approximative de Hollyleaf's Story effectuée par Didychu - Toute reproduction interdite.


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